Même si les Porsche doivent rester au garage pour le moment, l’art permet de faire vivre l’émotion automobile depuis votre salon. Porsche a inspiré des centaines d’artistes à travers le monde, peintres et photographes, entres autres. Découvrez notre sélection de 6 créateurs qui, à travers leurs œuvres, ont donné un nouveau rôle artistique aux célèbres modèles Porsche : Chris Labrooy, Sandrine Blondel, Irène Kung et Anton Gorbijn, Etienne Salomé, Bernhard « Lumenman » Rauscher ou encore Gerry Judah.

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Chris Labrooy (photographe). Originaire du nord de l’Écosse, Chris Labrooy s’est destiné à l’art. Cet artiste de 36 ans crée des compositions fantastiques sur ordinateur. Les objets favoris de ses œuvres en 3D sont nés à Zuffenhausen. À ses débuts, les travaux qu’il réalise pour le plaisir occupent une place importante dans sa vie. Dans ses créations libres, il donne naissance à des mondes nouveaux et indépendants. Ses œuvres sont des compositions d’inspiration architectonique et des séquences oniriques où les voitures subissent des métamorphoses extravagantes. Il démarre son ordinateur, se saisit du stylet de la tablette graphique et trace quelques lignes d’une main experte. Ses mouvements sont d'une extrême précision : en haut, en bas, à droite, à gauche, puis à nouveau vers le haut. En quelques minutes, l’ébauche d’un paysage urbain se dessine à l’écran. Une première esquisse, rien de plus. « Il faut plusieurs semaines pour obtenir le résultat final », explique Chris Labrooy, « malgré la puissance remarquable des ordinateurs d’aujourd’hui, qui permettent aux idées de prendre forme immédiatement. » Le travail de Chris Labrooy est un processus paisible, une plongée contemplative dans des mondes oniriques qui prennent forme sur l’écran de l’ordinateur.

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Sandrine Blondel (peintre). Une femme qui peint des flat 6 sur des plaques d’aluminium poli, ça n’est pas banal. C’est justement ce qui caractérise Sandrine Blondel, une artiste singulière. On a coutume de dire qu’une œuvre d’art est l’expression de la personnalité de l’artiste qui l’a créée. Mais était-il vraiment possible d’imaginer qu’un petit bout de femme se cachait derrière ces peintures de flat 6 ? Probablement pas et cela tombe bien, car les a priori sont faits pour qu’on leur torde le cou. Pétillante, joviale et chaleureuse, Sandrine Blondel révèle sur des plaques d’aluminium des moteurs quasi organiques. Par son travail, elle met en majesté ce que l’automobile s’évertue la plupart du temps à cacher pudiquement sous des capots.

L’objectif n’est pas de réaliser un dessin d’ingénieur mais d’arriver à faire ressortir le caractère de chaque moteur. « Je choisis mes modèles en fonction de leur esthétique mais aussi pour ce qu’ils ont de mythique. Je les vois comme des véritables bijoux et c’est la façon dont je veux les représenter. » Une approche qui l’a logiquement amenée à peindre des 6 cylindres boxer. « C’est un moteur que j’aime beaucoup parce qu’il est très graphique, notamment grâce à la présence structurante du ventilateur. J’aime aussi ajouter la ligne d’échappement et sur les moteurs Porsche, elle est toujours mise en valeur et intégrée à un ensemble cohérent. Je trouve ça vraiment très beau. En plus, j’aime l’idée qu’il ne se laisse pas découvrir facilement vu son emplacement. C’est un moteur qui se mérite ! »

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Irene Kung et Anton Corbijn (peintre et photographe). Une réinterprétation de l'icône des voitures de sport. Porsche travaille avec deux artistes de renom pour célébrer le lancement de la nouvelle 911. La peintre suisse Irene Kung a créé une collection d'images représentant le véhicule dans une édition contemporaine, tandis que le photographe et réalisateur néerlandais Anton Corbijn a également mis la nouvelle 911 dans une position unique sous les projecteurs. Ils dépeignent des paysages et des villes avec la 911, de telle manière que le spectateur ne perçoit la voiture de sport qu'à un second coup d'œil. Irene Kung : "La 911 est une icône de style. Bien que le design ait évolué au fil du temps, elle reste fidèle aux génération antérieures. Mes images sont narratives et c'est ce qu'elles ont en commun avec les peintures. Elles sont comme des scènes de film dont l'histoire complète peut être créée par le spectateur".

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Etienne Salomé (Artiste polymorphe). Designer automobile et artiste polymorphe, Etienne Salomé s’attache à maîtriser la vitesse, au volant d’une voiture de sport comme dans ses œuvres. Ce passionné de vitesse avait douze ans lorsque son père l’a emmené pour la première fois aux 24 Heures du Mans. Dans son atelier berlinois, plusieurs œuvres en lien avec Porsche sautent aux yeux dès la porte franchie. Il y a notamment son interprétation de l’aventure suédoise sur glace : une sculpture en aluminium décomposant en 23 phases le dérapage d’une Porsche 911 pour former un cercle presque fermé. En face de l’entrée, il y a une chronophotographie moderne. Il s’agit d’une technique photographique, apparue à la fin du XIXe siècle, qui permet de décomposer les phases d’un mouvement à l’aide d’une succession de photographies instantanées. Etienne Salomé a choisi un motif permettant d’appréhender la vitesse : 35 compte-tours Porsche qui ont orné les planches de bord des modèles de la marque au cours de ses 70 ans d’histoire. La plupart des cadrans, mais aussi les jantes, ont été photographiés au Porsche Museum, à Zuffenhausen. Il a ensuite superposé les clichés pour former un seul instrument, format 2 x 2 m. Avec la superposition des images, l’œuvre n’est pas sans rappeler un tableau abstrait. « Cette superposition permet de figer le temps et la vitesse en un moment unique », explique Etienne Salomé. Son « Artdrénaline » est de plus en plus apprécié des amateurs d’art. Il est désormais représenté par la Galerie Breckner de Düsseldorf, qui compte également Tony Cragg et Jeff Koons parmi ses artistes sous contrat.


Bernhard « Lumenman » Rauscher (light painter). L'énergie qui coule. Dans le cadre de la série "Inspired by Porsche", Bernhard "Lumenman" Rauscher présente le design, la précision et la dynamique du Porsche Taycan en utilisant la lumière. C'est un spectacle fascinant, presque magique : dans le rôle de "Lumenman", Bernhard Rauscher danse avec éclat dans l'obscurité totale autour du Taycan, la première voiture de sport entièrement électrique de Porsche. Dans sa main, l'artiste munichois brandit une lumière qui ressemble au sabre laser utilisé par les chevaliers Jedi dans "Star Wars". Il a l'impression d'être transporté dans une galaxie lointaine - le silence de la pièce est tangible, tout comme le déploiement des forces dynamiques de son mouvement créatif.
Cette forme d'art, qui est la passion de Rauscher depuis de nombreuses années, est appelée light painting. Les outils analogiques rencontrent les technologies intelligentes de la scène créative. Ce que Lumenman a créé avec ses mouvements de danse fluides ne devient visible que sur la caméra : en raison du long temps d'exposition, l'artiste lui-même disparaît dans l'obscurité, et des traces de lumière générées par des images différentes apparaissent et placent l'accent sur l'objet entouré : le Porsche Taycan.

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Gerry Judah (designer). Comment Gerry Judah, un artiste basé à Londres, a eu l'idée de monter trois 911 sur des piliers d'acier profilé qui s'élèvent à 24 mètres dans les airs. Cette sculpture est maintenant exposée à l’entrée du Porsche Museum, en Allemagne. La sculpture s'enfonce de douze mètres dans le sol pour fixer solidement les trois 911 placées au sommet des piliers. Les voitures exposées sont la première génération de 911 de 1970, un modèle G de 1981, et la nouvelle 991 qui avait été dévoilée au Salon international de l'automobile de Francfort (IAA). Les trois voitures sont peintes en blanc (ou RAL 9002 pour être exact) : la voiture la plus basse se trouve à 21 mètres au-dessus du sol, la plus haute à 24 mètres au-dessus du sol. "Cela n'aurait eu aucun sens de les placer plus haut", déclare Judah. "Parce qu'ils seraient alors hors de vue pour quiconque passerait devant".

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